Ce matin je prends le train à l'heure de pointe comme d'habitude. Pas de bol, le train précédent a été supprimé. Je me prépare donc psychologiquement a être serrée comme une sardine avec ses congénères et monte dans les premiers wagons. Pour rajouter à notre drame de passagers écrasés, un homme blanc rentre avec son vélo et son sac à dos sur le dos, réquisitionnant ainsi au moins 3 places. Je lui lance un regard qui en dit long et me retourne.
Quelques secondes après un homme noir lui fait remarquer qu'il gêne, et l'homme blanc lui rétorque "Si t'es pas content t'as qu'à retourner en Afrique". Je suis tellement choquée que je n'arrive pas à réagir sur le moment, surtout que je ne suis pas certaine que cette phrase purulente ai été lancé par ledit "conn*rd au vélo". A l'aube d'une élection présidentielle où la candidate frontiste est en tête des sondages au premier tour, je n'ai qu'une envie, pleurer. Je n'avais jamais assisté à une telle violence verbale et m'en veux de ne pas avoir lancer un "Jusqu'à preuve du contraire c'est vous qui emm*rdez les gens avec votre vélo et pas l'inverse".
Pauvre France...